-10% SUR VOTRE PREMIERE COMMANDE AVEC LE CODE WELCOME
PAIEMENT SECURISE EN 3 FOIS SANS FRAIS
Français
Panier
Votre commande 0 articles
Total ttc -

Mouvement métaboliste, une architecture temporelle

28/07/2021 dans Votre temps
Longtemps, les immeubles devaient se tenir droit, esquisser des parfaites lignes de fuite, se répéter d’étage en étage… C’était gravé dans la pierre du monde de l’architecture. Un peu comme dans le secteur de l’horlogerie où les heures devaient tourner dans un même sens, forcément indiquées par des aiguilles, à l’aide de rouages mécaniques… Ces mouvements analogiques étaient l’unique règle jusqu’à l’apparition des premiers systèmes à quartz, à la fin des années 1960 au Japon.

Quelques années plus tôt au même Pays du Soleil Levant, le mouvement métaboliste avait cherché à bousculer les lois du bâtiment. Depuis plus d’une décennie, l’archipel était empêtré dans les reconstructions d’après-guerre et, en parallèle, il assistait à une augmentation significative de sa densité. Les vieilles idées européennes sur l’urbanisme statique sont alors contestées par un groupe de jeunes architectes locaux lors de la World Design Conference se déroulant à Tokyo en 1960. Ces trublions se nomment Kisho Kurukawa, Yukata Murata, Kazumasa Yamashita, Fumihiko Maki, Masato Otaka, Kiyonari Kikutake… La plupart sont d’anciens élèves de Kenzo Tange qui est aujourd’hui considéré comme le père de l’architecture japonaise contemporaine. Selon eux, la ville du futur doit être flexible, extensible, vivante, modulable, organique… D’où la référence au métabolisme. Sa croissance est imaginée de façon verticale plutôt qu’horizontale compte tenu des limites physiques du Japon. Elle s’articule autour d’une infrastructure en forme de colonne vertébrale avec des habitations préfabriquées et remplaçables, des cellules facilement fixées et démontables au gré des fluctuations de la population.

Quelques immeubles verront le jour sur les plans de ce collectif Métabolisme 1960 : propositions pour un nouvel urbanisme, dont la Nakagin Capsule Tower de Kisho Kurokawa, dans le quartier de Shimbashi à Tokyo, qui demeure l’emblème internationale de ce mouvement. Arrimées à deux tours en béton de 13 étages, des capsules – ou plutôt cellules -, ont une superficie de 10 m2 maximum. Et guère plus de deux mètres de hauteur sous plafond. Elles sont préfabriquées en usine. On peut éventuellement en réunir plusieurs lorsqu’on change de vie ou que la famille s’agrandit.
Pour Kisho Kurokawa disparu en 2007, la forme d’un immeuble devait évoluer en fonction du présent dans lequel il s’insère. Malheureusement, sa vision s’avéra souvent aux antipodes du monde solide de la construction.
 
Il est finalement plus facile de la rapprocher de la philosophie de klokers dont les montres peuvent être équipées de bracelets et d’accessoires différents selon l’humeur, l’activité ou la tenue du jour… Un esprit parfaitement métaboliste avec le boîtier qui officie comme colonne vertébrale de ces garde-temps. Voire, comme cœur battant en ces temps des Jeux olympiques d'été de la XXXIIᵉ olympiade de l'ère moderne organisés par Tokyo.
 
Texte : Frédéric Martin-Bernard
Crédits photos : Unsplash - Susann Schuster
 
Les productions du temps
KLOK 01 Heritage
CADRAN BLANC & BLEU
BOITIER COULEUR MÉTAL

BRACELET DROIT
CUIR BLEU - 22 mm
545 €
Ø44
KLOK 01 Heritage
CADRAN BLANC & JAUNE
BOITIER COULEUR MÉTAL

BRACELET BOMBÉ
CUIR ROUGE - 22 mm
545 €
Ø44
KLOK 08 Sixties
CADRAN GRIS
BOITIER COULEUR METAL

BRACELET DROIT
CUIR BLEU - 18 mm
505 €
Ø39
KLOK 01 Heritage
CADRAN BLANC & BLEU
BOITIER COULEUR MÉTAL

BRACELET BOMBÉ
CUIR ROUGE - 22 mm
545 €
Ø44
Accueilarticle blog