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Robert Adams, photographe engagé avant l’heure

07/10/2021 dans Voyage
Dès les années 1960, cet Américain saisit la mise en péril de l’environnement et des grands espaces, aménagés par l’Homme qui a soif de constructions. Ses images en noir et blanc, pleines d’ombres et de lumières sont remarquables aujourd’hui encore.
 
Longtemps, Robert Adams s’est gardé de porter un jugement. Du côté de Colorado Springs où il commence une carrière de professeur assistant d’anglais, puis dans tout l’Ouest américain, il se contente d’immortaliser des grands espaces et, peu à peu, l’urbanisation, l’industrialisation et tous les projets de l’Homme qui viennent les grignoter. Qui empiètent du jour au lendemain sur la nature et la modifient à jamais.
 
Au début des années 1960, les premières grandes manifestations en faveur de l’environnement n’ont pas encore eu lieu, ni aux États-Unis ni en Europe. Avec son appareil 35 millimètres, Robert Adams se poste en simple observateur. Il shoote, il mitraille des étendues et des plaines où, soudain là, on va se mettre à construire quelques bungalows, puis des rues et des quartiers et des villes au grand complet. On imagine qu’il y a de la vie, des vies et d’intenses activités au cœur de ces nouvelles cités. Mais ce n’est pas ce que les clichés léchés d’Adams soulignent, montrant plutôt quelque chose en suspens, comme subitement arrêté dans sa croissance, perturbé dans son évolution et son équilibre naturels.
 
En 1975 à New York, un accrochage collectif offre un véritable premier coup de projecteur au travail de cet Américain devenu photographe professionnel. Entre reportage et projet artistique, les dix participants de l’exposition New topographics : photographs of a Man-Altered Landscape ne cherchent surtout pas à idéaliser la nature. Sans trucage ni filtre,
 
Robert Adams et quelques autres tiennent plutôt à montrer comment elle est déjà amplement défigurée. On parlera désormais d’eux comme de « Nouveaux Topographes ».
Ses clichés à lui sont titrés comme des documents, avec une localisation géographique pour seule mention. Il y a une économie de moyens semblable à la réalisation de ses images, de façon précise, méthodique, sans artifices. Il aime composer avec la lumière naturelle. Ses contrastes entre noir et blanc n’en sont que plus éblouissants. Souvent, on a comme l’impression que le soleil était alors au zénith.
 
Puis, les travaux de l’Américain changent de sujet sans être moins engagés ni remarquables. Entre 1979 et 1982, il y a notamment la série Our lives and our children,
Photographs Taken Near the Rocky Flats Nuclear Weapons Plan qui alerte sur les dangers de l’arme nucléaire. De nombreuses scènes sont tirées de la vie quotidienne, souvent incarnées par des bambins occupés à des jeux insouciants… qui pourraient un jour tous disparaître si l’Homme, encore une fois, ne refreine pas ses élans.
 
Aujourd’hui reconnu sans être ultra connu, Robert Adams a tout de même été à l’affiche, en 2014, du musée du Jeu de Paume à Paris, avec The Place We Live In. Montée deux ans plus tôt par le Los Angeles Country Museum of Art, cette exposition retraçant plus de quarante ans de carrière de l’artiste toujours vivant, regorgeait d’images envoutantes de l’Ouest américain avec des routes à perte de vue, un motel ou un station essence sur le bas-côté, des lignes de fuite, des jeux d’ombres et de lumières saturées, et toujours le noir et le blanc, intensément.
 
 
Texte : Frédéric Martin-Bernard
Photo : Robert Adams
 
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