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Less is more

09/05/2022 dans Votre temps
Klokers édite un nouveau modèle de montre qui s’inspire du minimalisme, courant fort des années 1990 qui opère aujourd’hui son grand come-back.
 
Pas facile de faire simple ! Quel que soit le domaine, le jeune talent a tendance à se livrer tout entier dans son premier projet. Il force même le trait, en rajoute, cumule les idées, les concepts et les références de peur que son galop d’essai ne retienne pas l’attention. Travers de jeunesse, sa verve créative réclame de l’expérience, du recul et du temps. Peu à peu, elle sera également canalisée à mesure que l’objet sera revu, décliné, épuré pour des versions suivantes, assorties de fonctions plus élaborées, moins compliquées ou plus performantes qui participeront à l’inscrire dans le temps.
 
On l’oublie mais faire mieux avec moins est un art. C’est le minimalisme – un courant qui s’est illustré dans moult disciplines, en réaction à une profusion créative et plurielle, riche et désordonnée. Il est apparu dans la peinture, à l’aube des années 1960 aux États-Unis, en contrepoids de l’expressionnisme abstrait et du pop art qui ne faisaient pas dans l’économie d’effets ni de couleurs. De notre côté de l’Atlantique, on le dit héritier du modernisme et, plus particulièrement, du Bauhaus. Ludwig Mies van der Rohe, un des grands représentants de cette école, parlera de « less is more » à propos de cette traque esthétique du superflu. Et de la perfection.
 
La maxime de Mies van der Rohe sera employée dans l’architecture, à propos d’artistes qui imaginent des structures simples, aux formes élémentaires à base de matériaux robustes qui sont souvent laissés bruts. On parle également de minimalisme dans la musique, le design ou encore la mode qui s’adonne beaucoup au « less is more » dans les années 1990. Cette tendance a fait suite aux eighties, décennie de tous les excès vestimentaires, avec des volumes exagérés, des couleurs et des paillettes à foison.
 
La société de consommation avait atteint des sommets au cours des années 1980 sous le sceau du fric, du chic et de la flambe. Ce ne sera bien évidemment rien en comparaison des suivantes mais, à l’époque, nul ne le sait encore et, dans la dernière ligne droite avant le 21e siècle, un besoin d’épure se fait tout à coup sentir. En creux, c’est également l’envie de pièces essentielles, indémodables, de grande qualité qui se moquent des tendances. On parle de « mode durable » pour la première fois de l’histoire du costume. Ce terme qui, quelque trente ans plus tard, est aujourd’hui sur toutes les lèvres.
 
A bien des sujets, la récente pandémie a favorisé des prises de conscience : on veut consommer moins, on veut consommer mieux… Ces deux dernières années en suspens ont également eu une incidence sur la créativité. A travers diverses collections, on perçoit l’envie d’être plus fort, moins accessoire, plus pertinent. Besoin de se délester du superflu, d’aller à l’essentiel dans le design et le style. Il n’en fallait pas plus pour que le mot « minimalisme » fasse son grand retour dans les magazines de mode… A la bonne heure ! En mai 2022, il y a aussi klokers qui lance la montre Minim. Un modèle qui se remarque à son verre particulier, ses grands chiffres, son design plus épuré tout en conservant l’identité et le caractère d’une marque horlogère pas comme les autres.
 
 
Textes : Frédéric Martin-Bernard
Copyright Walker Evans Beauties of the common - 1955 
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