Nous utilisons des cookies pour garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser celui-ci, nous considérons que vous en acceptez l'utilisation. plus d'informations
Play your time
Français
Panier
Votre commande 0 articles
Total ttc -
Livraison offerte à partir de 100€
Retours & échanges sous 30 jours
Paiement 3 fois sans frais
Garantie 3 ans

A l’heure du jazz

18/02/2021 dans Klokers
Klokers reprend les codes et couleurs de ce courant musical dans le cadre d’un nouveau modèle bleu et noir d’un chic absolu.
 
Au détour d’une traduction, les idées noires« blue devils » en anglais -, sont devenues bleues en musique. La blue note en question – donc une note sombre à l’origine -, était apparue au cours du 19e siècle dans le Sud des États-Unis, parmi les populations afro-américaines qui subissaient alors la ségrégation raciale. Quelques artistes avaient commencé à jouer ou à chanter leurs tristesses et déboires avec une altération de l’ordre d’un demi-ton. Et ainsi était né le blues, un genre musical mêlant rythmes et langueur qui a été repris, au début du siècle suivant, par le jazz naissant.
 
Voilà donc quelque 100 ans que le jazz a tout d’abord été joué à la Nouvelle Orléans, dans des lieux interlopes où la lumière n’était jamais crue. Les volutes de cigares et de gitanes rajoutaient du bleu à l’atmosphère un peu louche. Pour certains historiens, l’origine du mot jazz serait d’ailleurs étroitement liée à l’activité de ces bars et autres maisons closes. Elle viendrait de l’argot américain gism ou gasm, synonyme d’énergie sexuelle. Et le terme de définir un nouveau genre musical interprété en ces lieux où l’on dansait… Du moins dans les salles donnant sur la rue !
 
En 1917, le gouvernement américain oblige tous ces établissements de la ville de Louisiane à mettre la clef sous la porte. Les jazzmen migrent vers Chicago, Los Angeles ou New York. Très vite, à Manhattan comme ailleurs en Amérique du Nord – et même en Europe -, ils commencent à se produire dans des clubs plus chics où l’on n’a conservé que l’atmosphère bleutée des débuts. Le jazz se propage également sous les noms de swing ou middle en cette période de l’entre-deux guerres qui est riche, formidable et créative à tous les niveaux.
 
Les années 1920 et 1930 voient également apparaître l’industrie du disque. En 1939, Alfred Lion et Franck Wolff, deux juifs allemands qui ont quitté le Vieux-continent avant le déclenchement du second conflit mondial, créent le label Blue Note Records à New York. Passionnés de jazz depuis leur jeunesse à Berlin, les deux associés se fient à leur seul instinct et veillent à ne pas interférer dans les partitions de leurs recrues. Cette approche inédite favorise des enregistrements, aujourd’hui encore considérés comme des monuments de l’histoire de ce genre musical. Peu à peu, ils éditent tous les grands noms – Sydney Bechet, John Coltrane, Miles Davis, Thelonious Monk, Bud Powell… -, tout en restant à l’écoute d’autres courants ou talents émergeants.
 
Tandis qu’Alfred Lion produit les enregistrements, Franck Wolff se tient dans l’ombre du studio de Blue Note Records. Photographe dans une première vie, il immortalise les jazzmen lors de leurs performances. Plus tard, ses portraits monochromes viendront illustrer les pochettes des vinyles dont l’esthétique singulière a contribué au succès du label. A partir du milieu des années 1950, les couvertures des albums sont composées par le graphiste Reid Miles. Cet Américain aime jouer avec les typographies, les rythmes et les contrastes dans un style inédit qui a inspiré Klokers pour l’édition de sa nouvelle version de la Klok-01 jouant à merveille avec le noir et le bleu. Miles Reid exploite les pleins et les vides des images, souvent à fond perdu, pour composer des pochettes élégantes, sophistiquées, innovantes. Certaines sont aujourd’hui considérées comme des œuvres. Et ne parlons pas de la musique qu’elles renferment !
 
Texte : Frédéric Martin-Bernard
 
 

Sur le même sujet

La magie de l'heure bleue
Accueilarticle blog