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Quartz à toute heure

11/04/2021 dans Klokers
Le mouvement électronique apparu à la fin des années 1960 demeure le plus prisé à l’échelle mondiale.
 
Toute tendance fonctionne sur le principe de l’horlogerie, selon un effet de balancier qui propulse subitement une nouveauté, avant de plus tard la démoder. Puis, elle connaîtra un inlassable va-et-vient au gré de l’air du temps, revenant et s’estompant sans jamais disparaître vraiment. Une des meilleures illustrations de ces hauts et de ces bas se trouve, là encore, dans le domaine horloger avec le mouvement à quartz apparu voilà quelque cinquante ans. A maintes reprises, pour diverses raisons, il a été considéré comme dépassé. Un temps même, les smartwatch et autres montres connectées se profilaient comme l’implacable technologie suivante. Tout comme lui, en ses premières années, avait-il chahuté les mouvements mécaniques de leur séculaire piédestal. Et puis les unes et les autres ont continué de ravir des passionnés, devancé par le fameux mouvement à quartz toujours loin devant au niveau des préférences d’achat à l’échelle mondiale.
 
Il faut dire que l’apparition du mouvement à quartz à la fin des années 1960 a eu l’effet d’une bombe dans le petit monde des montres que l’on appelait volontiers « garde-temps » jusqu’alors. Auparavant, quelques fabricants avaient bien exploité le pouvoir piézoélectrique du cristal de quartz pour des horloges et autres chronomètres de marine d’une extrême précision. Mais aucun n’avait trouvé le moyen de réduire ce dispositif afin de le faire tenir dans le boîtier d’une montre-bracelet. Plusieurs manufactures suisses avaient même financé la création d’un Centre électronique horloger pour plancher conjointement sur de nouvelles technologies. Elles se chalengeaient également les unes, les autres via des concours sur le thème de l’innovation auxquels participait un petit fabricant du nom de Seiko venu du Japon.
 
A cette époque, tout ce qui provenait du Pays du Soleil Levant bénéficiait d’emblée d’un certain mépris. Et d’être considéré (les yeux fermés) comme de la vague copie. Cependant, cette nouvelle montre de Seiko qui répond au nom d’Astro à l’automne 1969, présente plusieurs performances inédites. Outre sa précision poussée à moins d’une seconde par jour, elle a une autonomie de marche de plus d’un an grâce à sa minuscule pile. C’est une inimaginable prouesse par rapport aux traditionnelles montres mécaniques qu’il ne faut jamais oublier de remonter. En prime, son prix deviendra des plus accessibles dès lors que son inventeur et quelques autres Nippons (Casio, Citizen…) se mettront à la produire à grande échelle.
 
Le monde de l’horlogerie traditionnelle européenne ne voit rien venir. Ou, plus exactement, la technologie du quartz est si différente de leurs cadrans, rouages et pignons que la bataille se déroule avec des armes sans comparaison. Pendant plusieurs années, voire décennies, ces nouvelles montres à quartz qui trottent presque comme par magie taillent des croupières à l’industrie horlogère helvétique. Il faudra attendre le début des années 1980 et, plus exactement, l’année 1983 pour que le Suisse Nicolas Hayek renverse la vapeur avec le lancement de la marque Swatch à base de boîtiers en plastique… A nouveau, ses traditionnels confrères n’en croient pas leurs yeux tant son idée géniale défie les conventions horlogères. Exactement comme au lancement plus récent de la marque Klokers qui affiche l’heure avec des cadrans et non des aiguilles et, par ailleurs, est animé par la technologie à quartz qui est la préférée au monde.
 
Texte : Frédéric Martin-Bernard
 
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