Françaisfr | Englishen

Le designer britannique Nigel Cabourn : back to the future

Pour celles et ceux qui s’intéressent à la mode, nul besoin de présenter le designer britannique Nigel Cabourn. Figure emblématique de la mode contemporaine, il est connu pour ses pièces vintage inspirées du monde de l’armée, du workwear ou encore de l’alpinisme. Nigel Cabourn, c’est l’histoire qui l’inspire. L’histoire de ceux pour qui le vêtement était plus qu’un simple vêtement, mais un compagnon de route pratique, confortable et réconfortant. Nigel Cabourn s’inspire, réinvente et emmène l’histoire plus loin : il y a dans ses créations l’attitude d’une jeunesse qui ne vieillit pas.

La ligne directrice de la marque éponyme est de s’inspirer des expéditions historiques et reproduire des vêtements vintage le plus fidèlement possible en n’utilisant que les meilleures matières et, autant que possible, celles d’origine. Ainsi, la « Cameraman Jacket », pièce culte de la collection Cabourn, s’inspire principalement de la parka portée par l’alpiniste anglais Wilfrid Noyce lors de la première expédition du mont Everest en 1953. Pour l’autre veste phare de la marque, l’« Antartic Parka », Nigel Cabourn a utilisé la matière « ventile », utilisée dans les années trente par l’armée anglaise. Le designer travaille avec les fournisseurs des différentes armées, mais donne aussi une seconde vie aux objets qu’il chine lui-même.

Car Nigel Cabourn est designer, mais aussi collectionneur passionné. Il possède l’une des collections les plus importantes de pièces vintage issues de l’armée, de l’alpinisme ou du monde du travail. Pendant quarante ans, il se balade dans des vide-greniers, brocantes et autres marchés aux puces pour dénicher des trésors du passé, dont il s’inspire pour créer. Aujourd’hui, la collection de Nigel Cabourn, c’est 4000 pièces qui font revivre tous les moments de la vie des soldats ou des explorateurs : vestes d’officier, parkas, pulls, besaces, t-shirts, etc.

En réinventant l’héritage, Nigel Cabourn fait du « transitive design », procédé de design cher à klokers : le terme « transitive design » apparaît à la fin du XIXème siècle et désigne des produits qui font un lien entre le passé et le futur. C’est la première fois qu’une notion introduit l’idée de mémoire affective dans le monde sans attache de l’industrie. Les objets issus du transitive design n’ont pas d’intention nostalgique ni d’ambition projective mais restent dans la continuité d’un perpétuel changement et de l’impermanence des choses.

Car au-delà du vêtement, ou de la montre, il y a surtout l’histoire de celles et ceux qui les portent.

[Crédit photo : Nigel Cabourn]

Publier un commentaire