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Ernst Beyeler

Ernst Beyeler ou le goût des belles choses

Des livres dans une librairie. Un goût manifeste pour l’art. De petites expositions. De grandes expositions. Des dîners avec Picasso. 16 000 œuvres passées entre ses mains.  La collection privée la plus riche du monde. La Fondation Beyeler. La foire internationale Art Basel. Retraçons aujourd’hui l’unique histoire du grand monsieur Ernst Beyeler, galeriste, collectionneur et marchand d’art.

Rien n’était écrit d’avance pour ce jeune homme suisse né dans une famille modeste. Dans les années 40, alors étudiant en économie et histoire de l’art,  il travaille dans une librairie de livres anciens, dont il reprendra le fonds en 1945. Les vieux livres et leurs histoires, il adore. Mais par dessus tout, c’est l’art qu’il aime. En 1947, il organise sa première exposition d’estampes japonaises.  Quelques expositions plus tard, la librairie se transforme en galerie. La Galerie Beyeler. A cette époque, il achète trop, ne vend pas assez, mais la passion, elle, reste intacte.

De tableaux en sculptures, il côtoie les plus grands noms du monde de l’art.  Parmi eux, Picasso.  Réputé pour ne confier que les œuvres de son choix aux acheteurs, Picasso ouvrira son atelier à Beyeler et le laissera choisir lui-même ses toiles. Un véritable privilège.
On se rappellera aussi de son incroyable négociation avec G. David Thompson, grand collectionneur d’Amérique et intraitable en affaires : l’acquisition d’un lot de 100 Klee, 80 Giacometti et  les 340 pièces maîtresses de sa collection signées Matisse, Cézanne, Picasso, Braque et d’autres…

En 1970, il participe à l’organisation de la première foire d’art à Bâle, qui attire alors des visiteurs de New York, Londres ou Paris. Nommée aujourd’hui Art Basel, elle est devenue la plus grande foire d’art internationale pour l’art moderne et contemporain.
Ernst et sa femme n’ayant pas d’héritiers directs,  la Fondation Beyeler ouvre ses portes à Bâle, en Suisse en 1997. Ils ne savent pas encore que la Fondation deviendra un musée-référence de l’art international.
Aujourd’hui, les pièces klokers s’installent avec respect et fierté dans la boutique du musée, réassurant l’ADN transversal de la marque : entre horlogerie et mode, et entre art et design.

Le goût des belles choses a mené Beyeler aux belles choses. Ou plutôt les belles choses à Beyeler…

Commentaires

  1. Delahaye 1 août, 07:47

    Comment ne pas se réjouir. …
    Bravo !

  2. Delahaye 1 août, 07:48

    Comment ne pas se réjouir….
    Bravo !

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