"Quelques grammes de silence" pour se retrouver - Erling Kagge | klokers blog
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Erling Kagge, auteur de "Quelques grammes de silence"

« Quelques grammes de silence » pour se retrouver – Erling Kagge

C’est seul, au milieu de l’Antarctique, qu’Erling Kagge découvre la puissance et la valeur inestimable du silence.  L’aventurier norvégien, entré dans l’histoire dans les années 90 pour avoir été le premier homme à réussir le Three Poles Challenge (trio d’expéditions au pôle Nord, au pôle Sud et sur le mont Everest), écrit qu’à « trop se noyer dans le bruit, on se perd un peu au passage […] ».

Mais dans une société bruyante, hyper connectée, au sein de laquelle notre attention est devenue monnaie d’échange, comment trouver le silence ? Pour Erling Kagge, nul besoin de traverser le Pôle Sud seul sans assistance pour en faire l’expérience : le silence le plus important est celui qui est à l’intérieur de nous. Charge à nous de le chercher. Il suffirait de Quelques grammes de silence pour apprécier la vie davantage et se rencontrer.
S’il ne fait pas beaucoup de bruit, ce court manifeste devrait rentrer en résonance avec bon nombre d’entre nous.

Dans nos sociétés modernes, il existe tellement de sons dans les villes et autour de nous que nous ne les entendons même plus. Selon l’auteur, nous ne sommes pas attentif au monde qui nous entoure. Or « s’abstraire du monde veut pas dire tourner le dos à ce qui nous entoure, au contraire : c’est voir le monde avec davantage d’acuité, garder le cap et apprécier la vie ».

Le silence est aussi souvent perçu comme ennuyeux. Pire, comme synonyme de solitude ou de chagrin. Nous avons peur du silence. Mais ne serait-ce pas plutôt la crainte de se connaître ? Car le bruit met nos pensées en fuite. Alors que le silence nous fait nous rencontrer. Il peut être une alternative au stress et à la pression quotidienne, une clé pour « ouvrir la porte à de nouveaux modes de pensée ».
Nombreuses sont les sollicitations quotidiennes pour rester dans le bruit. Quand Erling Kagge parle de bruit et de silence, il parle aussi d’attention. Nombreuses aussi sont les tentations de faire quelque chose plutôt que de se remplir de silence (cf. l’article sur l’économie de l’attention). Pour l’auteur, le cerveau humain fonctionnerait en pilotage automatique : métro, boulot, dodo, en quelque sorte. D’où un bruit permanent, et une impression que le temps passe vite. Kagge cite alors Sénèque pour lequel « Pour qui sait l’employer, la vie est assez longue ».

Mais dans une société bruyante, où le trouver ? Il ne faut pas attendre que tout soit calme autour de nous. Il faut « créer son propre silence ». Pour cela, pas de recette miracle mais à chacun sa technique ! Dans sa voiture, son lit, dans la nature, en écrivant, méditant, etc.

Le silence serait « une méthode pratique qui peut apporter une réponse à l’énigme que nous sommes
Alors le silence, nouveau luxe sous-estimé ?

 

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